Laisser mon mari libre de ses relations avec ses petits-enfants

Explorer la liberté d’aimer sans contrôler, à travers une expérience vécue dans les relations familiales. En s’appuyant sur la notion des « affaires personnelles » d’Alfred Adler, laisser chacun vivre pleinement sa propre expérience relationnelle.

Anne-Pascale

1/25/20261 min read

La liberté d’aimer sans contrôler
Mes affaires personnelles et celles des autres
Ces jours-ci, je vis une expérience intéressante autour des relations familiales, notamment entre mes deux petits-enfants et leur grand-père.

Je mets en pratique cette idée d’affaires personnelles dont parle Alfred Adler.
Autrefois, j’aurais systématiquement cherché à réajuster son comportement avec eux.
Me croyant plus experte, souhaitant que mes petits-enfants vivent la relation idéale selon mes propres critères, j’intervenais… avec mille justifications.
Mais, ce faisant, je l’empêchais de vivre pleinement sa propre expérience.
Je volais, sans m’en rendre compte, un espace de liberté — la sienne et celle de mes petits-enfants — à vivre ce qu’ils avaient à vivre, à créer ensemble leur lien unique.
Quel que soit le résultat — rires, refus, cris, joie ou maladresse — cela leur appartenait entièrement.
Aujourd’hui, je vis les choses autrement.
Je laisse mon mari entrer dans cette relation, même si cela me touche, me dérange parfois ou me semble “injuste”.
Je le laisse expérimenter.
Et, en parallèle, je laisse mes petits-enfants découvrir leur grand-père tel qu’il est, sans chercher à contrôler leurs échanges.
En laissant mon mari et mes petits-enfants vivre leur relation, j’encourage non seulement leur indépendance émotionnelle, mais aussi la confiance et le respect mutuel.
Avec le recul, je souris en repensant à cette période où j’intervenais sans cesse.
Quel rôle voulais-je jouer, vraiment, à ce moment-là ?
Et toi, t’arrive-t-il, toi aussi, de t’occuper des affaires des autres — tout en trouvant mille bonnes raisons pour le faire ?